Friche de Beauménil : vers une renaturation du site pour préserver la biodiversité environnante
La friche de Beauménil est un site industriel laissé à l’abandon depuis 2011. Il est envisagé de renaturer ce site afin de préserver la biodiversité environnante et de retrouver la fonctionnalité de la zone humide. Entre pollution, esthétique et sécurité, les enjeux de ce projet sont nombreux. Une course contre la montre a commencé pour réduire l’impact sur l’environnement de ce terrain d’1,3 hectares. Un projet de renaturation du site, porté par la CCB2V, le Syndicat Mixte Moselle Amont et la commune de Beauménil est en cours d’étude.
Pendant près d’un siècle, les entreprises se sont succédé dans les locaux industriels situés à Beauménil. L’ADEME (Agence de la transition écologique) est intervenue en 2022 pour désamianter le site et réaliser des travaux de mise en sécurité. Le secteur étant situé en zone inondable, les activités industrielles, artisanales ou commerciales y sont donc interdites.
Des premières études ont démontré que le site est une ancienne zone humide, aujourd’hui disparue, qui possède une richesse au niveau biodiversité et à proximité d’une zone humide à enjeux majeurs. Le projet porte sur la renaturation de la zone humide qui pourra devenir un lieu de sensibilisation.
Une dépollution nécessaire
Le CCB2V a été retenue par l’appel à projet “dépollution exemplaire” de l’ADEME et de la Région et bénéficie de subventions à hauteur de 80% pour lancer des études de pré-projet. Une expérimentation scientifique de dépollution par les plantes est envisagée.
Nous ne connaissons pas aujourd’hui l’ampleur de la pollution sur ce site, il y a donc la nécessité d’éclaircir ce point. L’issue de cette étude conditionnera le projet final.
Parallèlement, le programme de restauration de la Vologne va se terminer prochainement.
« Une solution doit être trouvée rapidement, la pollution pouvant impacter cette démarche. La réhabilitation de la Zone Humide est un enjeu pour le bon fonctionnement de la Vologne. », Virginie GREMILLET, Présidente de la CCB2V